En l’absence de consignes laissées par une personne avant son décès, ou de demande émanant de ses proches, ses comptes ouverts sur les réseaux sociaux restent actifs. Plusieurs plateformes proposent toutefois d’anticiper cette situation : il est possible de définir des contacts légataires, de choisir la transformation du profil en compte commémoratif ou encore d’en programmer la suppression après une certaine inactivité ou dès l’annonce du décès.
Si aucun légataire n’a été désigné, seuls les héritiers ou ayants droit peuvent agir sur les comptes numériques du défunt. Les volontés exprimées de son vivant demeurent prioritaires. A défaut, ce sont les règles de la loi Informatique et Libertés qui s’appliquent : les proches peuvent ainsi solliciter la fermeture des comptes, demander la mise à jour ou l’arrêt du traitement des données personnelles, accéder aux informations nécessaires au règlement de la succession, ou encore obtenir la communication des éléments numériques pouvant constituer des souvenirs de famille.
