Un homme décède en laissant son épouse, sa mère, son frère et sa sœur. Un testament olographe (non notarié) daté de 1990 désigne son épouse comme légataire universelle. Le frère du défunt conteste le testament, arguant qu’il n’a pas été écrit en entier de la main du testateur. Sa sœur intervient à ses côtés.
Les juges déclarent toutefois leurs demandes irrecevables, considérant que seuls les héritiers réservataires peuvent agir.
Saisie du litige, la Cour de cassation censure cette décision.
Au visa des articles 1338 dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 et 1353 du Code civil, elle rappelle que l’action en nullité absolue d’un testament olographe irrégulier est ouverte à toute personne justifiant d’un intérêt à agir. Les collatéraux privilégiés évincés de la succession par le testament peuvent donc contester sa validité.
Cour de cassation, 1ère chambre civile, 9 septembre 2026, pourvoi n° 24-18.920
